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Le cinéma fantastique :  Les articles sur zone-cine.fr

Le cinéma fantastique

 

(09/12/2006)

  Epouvante, horreur, survival, surnaturel, ou encore slasher, science-fiction, anticipation, sont-ils plusieurs genres en soi, ou un seul et même genre décliné en autant de termes colorés ? C'est à dire le fantastique. En fait, pour répondre à cette question il faut revenir à la base : qu'est-ce que le fantastique ?

Le fantastique peut se définir comme une transgression de l'ordre naturelle du monde. Ainsi, un mort qui revient à la vie, un homme qui se transforme en loup, un autre qui vole, une harpie qui veille sur son nid ou encore un singe géant qui tombe amoureux appartiennent tous au domaine du fantastique. Il s'agit à chaque fois d'inscrire dans le réel un élément qui le nie de façon naturelle. Ainsi, les singes géants n'existent pas et ils n'escaladent pas l'Empire State Building (King Kong). De même, une voiture n'a pas de conscience et ne peut tomber amoureuse de son propriétaire au point de faire le ménage autour de lui. En fait, le fantastique se positionne ainsi en opposition à la science-fiction qui transgresse les lois de la nature par le biais d'une intervention scientifique. La mouche est donc bel et bien une oeuvre de SF avant d'être un film d'horreur : sans les télépodes, pas de Brundle-mouche. Les dinosaures de Jurassic Park relèvent eux aussi de la science, tout comme la créature de Frankenstein, ramenée à la vie grâce à une expérience complexe, contrairement aux zombis de Romero qui reviennent parce "qu'il n'y a plus de place en Enfer".

Maintenant que le fantastique et la science-fiction apparaissent comme deux genres bien distincts, il est possible d'écarter le second pour se pencher avec plus de précision sur le premier. Le fantastique met donc en scène un phénomène inexplicable et étonnant qui a prise sur le réel. Ici, se distinguent deux type de fantastique. Il y a d'abord le vrai et le pur fantastique, celui qui va toujours rester sur une ligne fine entre la réalité et le surnaturel. C'est le fantastique dit "ambigu". C'est à dire qu'à chaque événement étrange, le récit apporte une explication rationnelle, ceci sans jamais trancher nettement. Rosemary's baby illustre parfaitement ce type de traitement. Polanski filme tout son film en deux versions : celle de Rosemary, puis la sienne qui porte un regard objectif sur l'intrigue. Ainsi, le plan final sur le bébé diabolique est le point de vue de Mia Farrow, d'un autre côté, le cinéaste se contente de montrer un landau entouré de gens bienveillants. Ce type de fantastique cinématographique est rare car en général difficile à tenir jusqu'au bout, il est plus adapté au support littéraire. Récemment, L'exorcisme d'Emily Rose est une jolie réussite dans le domaine du fantastique "ambigu". En effet, grâce au procès, chaque étape de l'exorcisme d'Emily Rose est présenté comme un témoignage, donc dépendant de la foi de celui qui raconte. Ainsi, le mal qui ronge la jeune fille est toujours présenté sous un jour psychanalytique et irrationnelle. La peur de Laura Linney, la présence qu'elle perçoit chez elle, ne fait que souligner l'angoisse qui gagne l'avocate en même temps qu'elle commence à croire en l'histoire d'Emily Rose. Néanmoins, tout ceci reste une fois de plus perçu par son unique point de vue. Rien d'autre. L'exorcisme d'Emily Rose repose totalement sur cette logique puisqu'est en jeu la culpabilité du prêtre, coupable de la mort d'Emily aux termes de la Loi des hommes, innocent aux yeux de Dieu. A contrario, L'exorciste prend position quand la tête de Linda Blair effectue un 360 degrés et que la fillette s'en sort indemme. Il sombre dans le fantastique dit "merveilleux".

Il ne faut pas se tromper sur le sens du mot "merveilleux". Cela ne signifie pas que les faits incroyables qui émaillent l'histoire sont jolis, mais qu'ils sont étonnants et hors normes. Aussi, le fantastique "merveilleux" brasse large car il intègre tout autant les méfaits de Dracula et de ses potes vampires que la septième aventure de Sinbad. Le fantastique "merveilleux" est évidemment l'expression la plus courante du genre, la plus ludique. Cependant, le fantastique étant un terme trop large, trop généraliste, très rapidement il lui fut donné une coloration. Les sous-genres. Ainsi, pour commencer, le "fantastique" s'est distancié du "merveilleux", ce dernier désignant un type d'histoire où l'élément extraordinaire n'est pas craint par le spectateur. Il y a eu au début Le voleur de Bagdad, puis, par la suite, c'est dans cette branche que Ray Harryhausen a excellé avec, entre autres, la série des "Sinbad" et Jason et les argonautes. Le flambeau a été repris ces dernières années par La momie, Labyrinthe ou encore The Dark Crystal et Willow, sans oublier la trilogie adaptée de Tolkien, qui appartiennent à une dérivée du "merveilleux" : "l'héroïc fantasy".

Le "fantastique" devient donc le "merveilleux qui fait peur" (vous suivez toujours ?). Il englobe dans le même sac les maisons hantés, les ghoules, les poltergeists, la sorcellerie ou encore les morts vivants, et plein d 'autres trucs bizarre au travers de films comme Les oiseaux, Dracula, La maison du diable, La malédiction, Christine ou The grudge. Il va donc lui aussi se retrouver divisé en plusieurs sous genres, dont principalement "l'horreur". Même si dès le début le Dracula de Tod Browing était considéré comme un film d'horreur, ce terme prend plus de sens avec l'émergence de la Hammer dans les années 50, et notamment l'apparition des premières gouttes de sang rouge sur les lèvres retroussés de Christopher Lee. Le cinéma fantastique devient concrètement le film d'épouvante ou le film d'horreur, dans le sens où il génère un sentiment d'effroi et de terreur. Le travail de Fisher a fait entrer le "fantastique" dans l'âge adulte, alors que les films de Whale l'avait inscrit dans un courant romantique et moralisateur. La modernité de l'oeuvre de Fisher reste à souligner tant il a montré la voie à suivre (son Baron Frankenstein est un homme passionné et complexe sans qui le Brundle de La mouche n'aurait pas vu le jour).

Peu après, c'est au tour d'Hitchcock d'exploser les standards du genre avec Psychose, qui est une porte ouverte sur le film d'horreur tel qu'on le connaît aujourd'hui. Néanmoins, il faut relativiser. Psychose n'est pas un film fantastique, son Norman Bates est un tueur en série bien réel. Psychose est le premier film à ancrer la violence dans un quotidien tangible et proche du public, comme le symbolise parfaitement la scène de la douche. De même, ce film est le premier à créer un lien explicite entre la pulsion sexuelle et celle de mort, ce que De Palma reprendra à son compte avec plus ou moins de bonheur. Ce n'est pas la peine de s'étendre sur toutes les innovations, considérables, du chef d'oeuvre du maître du suspense, il faut juste, en ce qui nous concerne, noter que Psychose crée un pont vers Massacre à la tronçonneuse, les métrages d'Argento, le premier Vendredi 13 et la série des Scream, bref vers le "giallio", le "psycho-killer", qui deviennent ensuite le "slasher" et le "survival". Ces quatre genres sont donc eux aussi des lointains cousins du fantastique, mais ils ne font pas réellement partie de la famille. En effet, les maniaques homicides qu'ils mettent en scène n'ont rien d'exceptionnel, de surhumain, si ce n'est leur propension à découper et à tailler dans le vif. En fait, seuls Halloween et les Vendredi 13 de 2 à 10 peuvent être considérés comme relevant du cinéma fantastique. En effet, avec leur étonnante capacité à se relever malgré les balles, les coups de couteaux et autres joyeusetés, Michael Myers et Jason Vorhees sont de vrais croquemitaines, des monstres au même titre que le loup-garou et la momie. Comme le dit Donald Pleasance dans le coup de maître de Carpenter : Myers est le mal incarné. Myers et Jason auront un beau bébé illégitime au milieu des années 80 : Freddy Krueger.

Le "fantastique" se présente donc comme une grande famille. Celle-ci recoupe sous un même nom une multitude de rejetons, des sous-genres qui en grandissant sont devenus des genres à part entière. Ainsi, le "fantastique" se rapproche de la science-fiction dans le fait que la SF est aussi un genre qui se décline en plusieurs catégories, ce que nous nous amuserons à faire plus tard. Par contre, il faut aussi souligner que des films comme Saw et Hostel ne sont pas des films d'horreur au sens "fantastique" du terme. Ils sont des films d'horreur parce qu'ils en montrent, et qu'ils suscitent une émotion violente liée au dégoût. Eh oui, le cinéma d'horreur de l'an 2000 n'est plus ce qu'il était au départ, ce n'est plus du... "fantastique" !


Par Hal le 09/12/2006



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