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 >>>INTERVIEW DE CéDRIC LE MAOûT

Interview de Cédric Le Maoût :  Les articles sur zone-cine.fr

Interview de Cédric Le Maoût

 

(15/04/2012)

  1/ Pouvez vous vous présenter (vous et votre travail) aux internautes ?

J’ai commencé à tourner comme comédien pour la télévision et le cinéma alors que j’étais encore étudiant au cours Florent. J’ai notamment tourné devant la caméra de Henri Helman (La saisons des immortelles / France 3), Jacques Maillot (Un singe sur le dos / Arte), Jérôme Boivin (Vital désir / France 3), Stan Neumann (L’œil de l’astronome / cinéma). J’ai également fait quelques voix. En 2008, j’ai créé ma société de production, « Film en cour(t)s » avec laquelle j’ai produit et réalisé « Quelque chose à vendre » d’après un scénario de Claude d’Anna. Le film, terminé en 2010 a pour interprètes principaux Sophie Bourdon, Philippe Peltier et moi-même. Il a été projeté le 30 septembre 2010 à l’UGC de Lille avant d’être sélectionné au Festival de l’Acharnière à Lille. Il commence son parcours en festival…

2/ Pouvez vous nous expliquer comment et pourquoi vous avez réalisé votre dernier film ?

J’avais très envie de passer derrière la caméra. Je connaissais depuis quelques années Claude d’Anna. Il a gentiment écrit le scénario et les dialogues du film et nous nous sommes lancés dans l’aventure. Le film raconte l’histoire de Nicolas qui se met en tête de revivre le dernier Noël qu'il n'a pu passer avec son grand-père disparu. Le temps d'un week-end d'été dans sa maison d'enfance, ce jeune homme de bonne famille sort le sapin de Noël, les guirlandes et la dinde aux marrons sous l'œil ahuri de Miranda, une cousine éloignée à l'allure gothique. Bientôt, la petite maison au bord de l'étang va servir de décor à un huis clos fantastique avec l'arrivée du grand-père disparu... « Quelque chose à vendre » oscille entre réalisme et onirisme. Nous sommes toujours sur un fil : derrière l’humour se cache les failles des personnages. Le film est très dialogué. C’est autour de tous ces « ingrédients » que nous nous retrouvons Claude et moi.

3/ Citez 3 noms de cinéastes qui vous ont influencés ?

Vaste question. Je ne sais pas si des cinéastes m’ont directement influencés. Je peux vous parler de films ou de réalisateurs qui m’ont marqués. Mes goûts cinématographiques sont larges. J’aime le cinéma classique. J’aime Hitchcock. Parmi les films que j’ai apprécié ces derniers temps, je dirais « Welcome » de Philippe Lioret, « La merditude des choses » de Felix Van Groeningen, « Le nom des gens » de Michel Leclercq et « Les émotifs anonymes » de Jean-Pierre Ameris.

4/ Citez 3 acteurs avec qui vous aimeriez travailler ?

Trois seulement ? Bon d’accord ! En France (et en Belgique), je dirais Karine Viard, Vincent Lindon et Benoît Poelvoorde.

5/ Pouvez vous nous parler de votre prochain projet ?

Je viens de terminer le tournage de "Suite 327", un téléfilm en 2 parties réalisé pour France 3 par Benoit d'Aubert. Je joue le rôle de "Cédric" (c'est une pure coïncidence, je le jure!) aux côtés d'Isabel Otero, Pierre Cassignard, Flore Bonaventura, Jean-Marie Winling, Lannick Gautry, Annie Mercier, Jean-Pol Brissart, Vincent Jouan.
Parallèlement, je suis toujours gérant de la société de production « Film en cour(t)s » qui développe de nombreux projets. J’espère réaliser une nouvelle fiction mais je ne suis pas pressé !

6/ Votre plus grand regret sur vos précédents projets ?

Certains malentendus regrettables. Lorsque l’on réalise, on est au milieu de dizaine de personnes et aux commandes d’une machine que l’on apprend à connaître et à maitriser avec l’expérience. On ne voit pas toujours tout au début…

7/ Votre plus grande fierté sur vos précédents projets ?

D’être arrivé au bout, dans un temps record (cinq jours de tournage pour 26 minutes de film) et d’être fier du travail accompli par toute l’équipe.

8/ Vos conseils pour un réalisateur qui voudrait faire son 1er court ? (Budget et temps à prévoir, quelle aide peut on obtenir...) ?


D’abord que ce soit une nécessité. Faire un film est un parcours du combattant, un parcours semé d’embuches. On se prend beaucoup de clacs. Il faut savoir encaisser les chocs et rebondir. Parfois une porte s’entrouvre. Puis une autre. Un jour il y a un espoir à l’horizon. Et puis parfois, on a plusieurs projets dans les cartons. On ne peut pas faire un film mais on a l’occasion d’en réaliser un autre. Pour répondre à votre question sur le temps à prévoir, je dirais que c’est variable. Mais je pense que je ne suis pas dans le faux si je dis qu’il faut en moyenne deux ans entre le début du développement et la copie 0. Ca peut souvent être plus long, rarement plus court. Le budget est aussi très variable. On peut faire de nos jours des films pas chers. Mais si l’on veut payer un minimum les gens et être un peu confortable, il faut vite de l’argent. Pour vous donner une idée, le budget de « Quelque chose à vendre » est de 60 000 euros. Avec cette enveloppe, j’ai pu rémunérer les techniciens et les comédiens, tourner en pellicule, avoir une vrai cantine (ce qui est très important !) et puis aussi faire une vrai post-production (image et son : montage image et son, bruitage, post-synchro, mixage dans un auditorium cinéma, scan, étalonnage numérique, shoot) et puis au final tirer 3 copies (une version française, une version sous-titrée Anglais et une copie pour le dépôt légal). Quelles aides obtenir ? Il y a bien sûr le CNC. Mais c’est évidemment très sélectif. Pour chaque commission, sur les 190 dossiers présentés, 5 obtiennent une aide. Il faut tenter mais je conseillerais aux jeunes réalisateurs de se rapprocher des régions. La région Nord-Pas de Calais que je connais bien (j’y suis nait et j’ai fait partie du comité de lecture et du conseil d’administration du CRRAV) peut accorder 25 000 euros pour un court. Il y a aussi des aides pour le documentaire et aussi pour l’associatif. C’est une piste pour un premier film. On peut lever des fonds avec une association… C’est moins « contraignant » qu’avec une société de production même si on ne travaille pas avec les mêmes budgets. Le site de centrimage rassemble tous les contacts en région. Autres pistes de financements : les chaines, Beaumarchais (aides à l’écriture), l’ADAMI (pour les salaires des comédiens)… Enfin, des structures comme le GREC peuvent produire des films. Et puis vous pouvez aussi prendre une caméra et faire des films entre potes. C’est pas mal non plus et ça peut donner des résultats !

9/ Auriez vous des rôles de figurants dans votre prochain film ?

Peut-être. J’ai eu peu de figuration sur « Quelque chose à vendre ». Je conseille à ceux qui voudraient faire de la figu de se rapprocher des chefs de file. Ils ont un fichier et travaillent directement avec les producteurs et réalisateurs.


10/ Une question que vous auriez aimé qu'on vous pose et qui n'est pas dans la liste ?

On a déjà dit beaucoup de choses, non ?!


La fiche de Cédric Le Maoût sur ZoneCiné


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